6 janv. 2008

Expertissim crée un nouveau métier sur le marché de l'art Parisien

Avec Expertissim, un nouveau métier vient de se créer : celui de facilitateur des transactions entre vendeurs et acheteurs sur le marché de l'art.

La crédibilité de cette opération est gagnée d'avance, parce que de nombreux experts officiant quotidiennement à Drouot sont engagés dans cette opération.

Pour un prix équivalent à ce que demandent en moyenne les études Parisiennes, ils offrent à l'acheteur la même durée de garantie (10 ans) . Il reste quand même à comprendre comment fonctionnera cette garantie, car ils ne sont pas officiers ministériels, et certainement pas tous habilités par le Conseil des Ventes Volontaires. En tout cas, leur numéro d'habilitation n'est pas visible sur le site.

Du point de vue des objets qu'ils souhaitent traiter, la couverture du marché est très satisfaisante.

Le principe de la baisse de valeur au fil du temps dans la fourchette de l'estimation est astucieux et nouveau, cela ressemble à une vente aux enchères inversée sur le long terme.

L'absence de frais vendeur (en dehors des frais de dossier) peut faire de cette opération un acteur majeur du marché français dans la gamme de produits visés.
LeJournalduNet annonce qu'Expertissim vise une clientèle intéressée par des objets pouvant être estimés entre 200 et 25.000 €.
Ici aussi, c'est bien vu : les lots à 30 K€ et plus nécessitent une étude sérieuse, à émettre et conserver dans un catalogue, et la souplesse offerte par Expertissim est insuffisante pour promouvoir la gamme haute.

Pour le bas, ils ont bien raison de mettre une limite à 200 €. En-dessous, personne ne peut concurrencer les ventes sur Internet, ne serait-ce que pour les faux frais de logistique. Quand je vois un objet partir à moins de 200 € à Drouot, je considère que je perds mon temps.

Visitez donc ce tout jeune site, qui offre déjà plusieurs centaines d'années de compétences cumulées lorsqu'on additionne celles de tous ses participants. Impressionnant.

Pierre Tavlitzki pour ArtHitParade, 6 janvier 2008