26 oct. 2014

Apologie du Paysage Français

Monet a beaucoup voyagé tout au long des années 1880 à la recherche des plus spectaculaires paysages de la campagne française. Mieux que personne, il a observé la lumière. A la fin de cette phase créative, il entre en communion avec le paysage agraire, commençant à échapper au besoin de localiser.

Le 4 novembre à New York, Sotheby's vend une huile sur toile 73 x 92 cm peinte en 1887 intitulée Sous les peupliers, lot 28 estimé $ 12M.

La maîtrise de son art est totale. La manière impressionniste est renforcée par une peinture épaisse et les couleurs, comme toujours, sont expressives et splendides. Une vue similaire est conservée à la Staatsgalerie de Stuttgart. On sait qu'il s'agit du paysage champêtre de Limetz, pas bien loin de Giverny.

C'est en quelque sorte l'apogée des paysages de France. Monet croit que sa maturité est totale. L'année suivante, il sera déçu quand la lumière et le vent de la Méditerranée seront trop violents pour sa technique de peinture en plein air. Une nouvelle phase commencera pour lui avec les études plus systématiques des infimes variations de la lumière dans des séries structurées : Les Meules en 1890 suivies par Les Peupliers et Les Cathédrales de Rouen.