11 avr. 2015

La Médecine Perse avant Avicenne

Les médecins Islamiques ont eu un rôle majeur dans la transmission des principes antiques vers le monde moderne. Le modèle universel dans ce domaine était Hippocrate, sans oublier les ajouts de Galien. Les traitements médicaux étaient inspirés par les observations anatomiques et l'éthique apportait le lien entre la santé des corps et des âmes.

Depuis l'antiquité, les savants étaient aussi des compilateurs. La somme de leur savoir constituait de véritables encyclopédies en forts volumes où l'auteur insérait ses propres découvertes.

Abul-Hasan al-Tabari était un médecin spécialisé dans les maladies de la peau et des yeux dans l'ouest de la Perse à l'époque de la dynastie Bouyide, il y a environ 1050 ans. Il ne doit pas être confondu avec le célèbre érudit al-Tabari qui s'était aussi intéressé à la médecine.

Le 22 avril à Londres, Sotheby's vend un manuscrit des deux derniers chapitres, IX et X, de l'encyclopédie médicale d'Abul-Hasan al-Tabari, lot 68 estimé £ 220K. Cet important fragment contient près de 250 feuilles 19 x 16 cm à 18 lignes par page dans une belle écriture Arabique anguleuse.

Le livre suit de très près l'enseignement d'Hippocrate dont le nom est cité dans le titre. Les chapitres du manuscrit à vendre sont consacrés à l'estomac et au foie, avec leurs fonctionnements normaux et anormaux et leurs traitements.

La formule 'rahmat Allah alayhi' après le nom de l'auteur indique qu'il était décédé, probablement peu avant. Ce très ancien manuscrit écrit il y a environ 1000 ans est ainsi contemporain du début de la carrière d'Ibn Sina (Avicenne) qui sera le plus importants des médecins philosophes Perses du Moyen-Age.