5 sept. 2015

Le Sourire et l'Auréole

L'introduction du Bouddhisme en Chine est la conséquence de deux événements majeurs. L'ouverture de la route de la soie par les Han crée des échanges culturels et commerciaux avec l'Inde. L'anarchie dynastique qui suit la chute des Han permet au Bouddhisme de devenir la religion officielle de royaumes locaux.

Les empereurs Wei sont de grands protecteurs du bouddhisme, pratiqué dans des centaines de temples luxueux autour de leur capitale Luoyang. Les figures d'autel doivent être parfaites. L'identification de l'essor considérable de l'art bouddhiste sous les Wei est liée à la découverte en 1996 du trésor de Qingzhou, 400 statues cachées sous les Song dans le but de stopper l'essor de cette religion.

Le 16 septembre à New York, Sotheby's vend une figure antique de Bouddha en calcaire de 97 cm de haut datant probablement de la transition entre les Wei du Nord et les Wei de l'Est il y a 1480 ans. Cette pièce complète en état superbe est estimée $ 800K, lot 422.

Bouddha debout sur le lotus exprime la paix et le bonheur, par son sourire serein, ses yeux mi-clos et sa main droite levée, tandis que la main gauche donne la bénédiction. Son ushnisha est un chignon de cheveux et non une protubérance de chair, confirmant que le message principal émis par cette figure n'est pas la sagesse.

Il a été sculpté en ronde bosse devant une mandorle en forme de feuille qui a permis à l'artiste de positionner derrière sa tête une auréole enjolivée de motifs radiants, accentuant la splendeur mystique.