25 nov. 2015

L'Homme qui mesurait les Cieux

Johannes Kepler, né dans une famille modeste, s'intéresse très tôt à l'astronomie. Il tente d'aider sa mère accusée de sorcellerie. Son intuition selon laquelle l'astrologie répond à des mécanismes exacts et modélisables fait de lui le premier physicien moderne.

Kepler comprend que le modèle héliocentrique de Copernic n'est pas suffisant. La démonstration proposée par Copernic est admirable mais n'est rien de plus qu'un calcul.

Kepler a une mauvaise vue et n'est pas lui-même un astronome. Il rejoint l'équipe de Tycho Brahe à Prague. Kepler utilise les observations extrêmement précises de Brahe tout en s'opposant à son système planétaire qui n'explique pas l'orbite de Mars. Son propre travail permet de démontrer que l'orbite des planètes n'est pas circulaire mais elliptique.

Il voit désormais le soleil comme un moteur qui génère une vitesse d'autant plus grande que la planète est plus proche et compare cet effet à celui d'un aimant. Newton s'inspirera directement des résultats de Kepler pour formuler la loi de la gravitation universelle.

Kepler prépare de 1600 à 1606 l'exposé de ses deux premières lois. Une dispute avec les héritiers de Brahe suspend la publication jusqu'en 1609. Le titre, Astronomia nova, montre bien l'ambition légitime de Kepler d'offrir une approche entièrement nouvelle à ce domaine. L'astrophysique nait avec ce livre.

Le tirage est très restreint : l'auteur est employé de l'empereur Rodolphe II et l'impression est réalisée sans intention commerciale. Pour compenser des retards de salaire, Kepler obtient le droit de vendre quelques exemplaires.

Un exemplaire d'Astronomia Nova qui appartenait à la Royal Institution of Great Britain est estimé £ 90K à vendre par Christie's à Londres le 1er décembre, lot 245.

Voici deux résultats récents sur d'autres exemplaires : £ 212K incluant premium par Sotheby's le 20 mai 2014, et $ 230K incluant premium par Christie's le 17 juin 2008.