30 janv. 2016

Quatorze Chaises Electriques pour Bischofberger

L'influence de Bruno Bischofberger est fondamentale dans l'art de Warhol à partir de 1969. L'artiste et le galeriste coopèrent en matière de médiatisation, de production cinématographique et même de choix des thèmes. Bischofberger, installé à Zurich, ouvre à Warhol une porte sur l'Europe. C'est lui qui, en 1982, présente Basquiat à Warhol.

En 1979, Andy revisite ses propres icônes : Marilyn, Campbell's, les fleurs, les auto-portraits. Dans cette nouvelle phase, il ne modifie pas l'image de référence qui avait fait le début de sa gloire et conserve l'idée des multiples mais sa technique est différente.

Dans son ancienne série des Death and Disaster, Andy choisit la chaise électrique. La peinture réalisée en 1980 pour Bischofberger est estimée £ 4M à vendre par Bonhams à Londres le 11 février, lot 49.

Cette oeuvre 203 x 82 cm n'est pas de très grandes dimensions mais sa composition lui octroie un effet saisissant et monumental qui a peut-être échappé à ses admirateurs de l'époque.

Dans l'image de la chaise, Warhol reprend le symbole de l'objet lui-même sans l'assortir du lugubre environnement de la pièce vide. L'oeuvre est un reversal, signifiant qu'il est peint sur fond noir.

Sur ce format très vertical, deux colonnes non centrées déroulent sept images chacune de la chaise sérigraphiée, comme un film de cinéma, avec une lente progression des couleurs réalisées avec une palette brillante dans une pâte très épaisse. Observée en contre-plongée, cette image est la plus magnifique et la plus terrifiante parmi les très nombreuses chaises électriques destinées par Warhol à porter son message humaniste.

Je vous invite à regarder la vidéo partagée par la maison de ventes.