7 mai 2016

Evolution de Porsche en GT

Les organismes internationaux qui gèrent les compétitions automobiles oscillent continuellement entre la promotion des prototypes et du grand tourisme. Annoncée en 1994, l'initiative de la BPR Global GT Series intéresse vivement les constructeurs. A partir de la saison 1997, la FIA reprend le contrôle direct de ces compétitions. Cette phase prépare les courses de supercars de la décennie suivante.

Porsche, Mercedes-Benz, McLaren et Ferrari s'engagent fortement dans ces compétitions qui seront utiles à leur prestige. Deux classes sont définies, GT1 et GT2. Dans les deux classes, les voitures de course doivent être basées sur un modèle de série offert à au moins 25 exemplaires. La différence entre les deux classes est que la GT1 autorise des améliorations de technologie par rapport au modèle de série. Les voitures de course sont différenciées dans ce cas par le qualificatif d'Evolution.

L'enjeu industriel est si important que les organisateurs se montrent tolérants sur les interprétations du règlement. Mercedes-Benz fait homologuer la CLK GTR en GT1 avant la fin du développement du modèle de série. Porsche va encore plus loin en développant sa GT1 spécifiquement pour la course, le modèle commercial n'étant pas plus qu'une conséquence obligée par le règlement.

L'intérêt considérable pour ses compétitions amène une évolution très rapide des modèles, un peu difficile à suivre chez Porsche qui place trop de voitures sous l'appellation générique 911. En 1996, la première version 911 GT1 est basée sur le châssis 911(993) qui sera également utilisé en 1997 pour la 911 GT1 Evolution. L'année suivante, la 911 GT1 Evolution sera construite sur le châssis 911(996).

Les modifications continues ont pour conséquence que chacun de ces modèles est une rareté. Le 14 mai à Monaco, RM Sotheby's vend une Porsche 911 GT1 Evolution 1997, lot 261 estimé € 2,7M. Cette voiture avec une belle carrière en compétition est aussi le seul specimen Evolution de ce modèle à avoir été également homologuée pour la route, confirmant par son exemple que la qualification de Porsche en GT1 était moins usurpée que ce que ses concurrents ont voulu dénoncer.