25 déc. 2016

La Jaguar Type E Lightweight

Jaguar développe un successeur de la très prestigieuse Type D. Un prototype est engagé aux 24 heures du Mans en 1960. Quand le Type E est lancé commercialement en 1961, Enzo Ferrari considère que c'est la plus belle voiture jamais faite. Elle anticipe cependant d'un an seulement le chef d'oeuvre de la marque Italienne, la 250 GTO.

Jaguar vise la compétition en catégorie GT en laissant filtrer l'information d'un Type E Lightweight en alliage d'aluminium. Il semble évident a posteriori que cette ambition n'était pas prioritaire. 18 châssis sont préparés mais seulement 12 voitures sont assemblées : le premier prototype engagé à Silverstone en mai 1962 est suivi par la production simultanée de 11 unités en 1963.

Les concurrents ont progressé plus vite que Jaguar. Il est trop tard. Si elle était sortie un an plus tôt, la Jaguar Type E Lightweight aurait pu glaner les premières places malgré la fragilité de son moteur. Jaguar perd sa motivation, refusant d'écouter les suggestions d'améliorations de ses clients. Les six derniers châssis de la série de 18 seront exhumés en 2014 pour une opération de prestige.

L'une des 11 voitures assemblées en 1963 est vendue à Bob Jane et obtient des succès honorables dans les compétitions Australiennes. Elle est restée dans un remarquable état d'origine avec environ 6500 Km au compteur. Elle n'a jamais été restaurée ni réparée à l'exception du remplacement du moteur en 1966.

Cette voiture sera vendue par Bonhams à Scottsdale le 19 janvier, lot 24. L'estimation entre $ 7,5M et 8,5M annoncée dans le communiqué de presse du 1er décembre n'est pas confirmée dans le catalogue. Ce prix est peut-être insuffisant pour ce très authentique exemple d'une des plus belles voitures de son temps, justifiant également d'un bon historique de compétition.