14 janv. 2017

Une Bugatti pour une Danseuse

La Bugatti 35 Grand Prix fait sensation dès sa première apparition à Lyon en 1924 quand les cinq premières voitures de ce type dominent le Grand Prix de l'Automobile Club de France.

Du point de vue technologique la 35 offre un châssis très allégé et une carrosserie aérodynamique qui est à la fois simple et élégante. Son avancée décisive par rapport à ses concurrentes dans les courses d'endurance est le système de freins spécialement conçu pour résister à l'usure. A l'inverse, la faiblesse des pneus limite le palmarès.

La Bugatti Type 35 est un très grand succès commercial. En fournissant à ses riches clients des voitures de même performance que les exemplaires d'usine, Bugatti est un pionnier de la voiture de sport. La 35 est une voiture à deux places en accord avec les règlements applicables aux Grand Prix de l'époque.

Pendant la première année Bugatti produit seulement 16 exemplaires de la Bugatti Type 35. En 1925 la production s'accélère.

Une Bugatti 35 du modèle initial, parfois identifié comme Bugatti 35 Lyon, est achetée en 1925 à Paris par un richissime Américain pendant sa lune de miel avec une ancienne danseuse des Ziegfeld Follies. La voiture est utilisée en compétition avec parcimonie.

En plus de 90 ans, cette Bugatti ne compte encore aujourd'hui que trois propriétaires. Son originalité et son état sont exceptionnels pour une voiture de cette époque. Elle est estimée $ 2,6M à vendre par Gooding à Scottsdale le 20 janvier, lot 022. Voici le lien vers le communiqué de presse.