24 sept. 2017

L'Enfant au Rosaire

Bartolomé Esteban Murillo obtient en 1645 sa première commande importante pour un couvent de Séville, sa ville natale où il fera toute sa carrière. Il a 28 ans. La Sainte Famille est un thème primordial de l'attente de ses clients. Il y apporte une grande originalité en minimisant la figuration sacrée. Ses modèles et leurs costumes très colorés sont locaux, apportant gentillesse et proximité.

Le thème intime de la Vierge à l'Enfant au Rosaire contribue à ses premiers succès. L'une d'elles, accrochée jusqu'en 1810 dans la sacristie d'un couvent Sévillan, est à vendre le 4 octobre à Madrid par Alcala Subastas avec un prix de départ de € 750K, lot 351. Par la netteté du dessin cette oeuvre peut être datée d'avant 1650. Elle est signée, et les doutes soulevés au siècle dernier sur son authenticité ont été levés par une restauration récente qui a révélé l'impasto d'origine.

La Mère est assise et tient l'Enfant sur les genoux. L'auréole à peine visible sur le fond sombre est le seul symbole mystique et le rosaire est le seul attribut liturgique. La jeune femme est attentive et l'enfant sourit avec confiance.

Cette huile sur toile 168 x 112 cm est très comparable à un autre exemple de dimensions similaires possédé par le Louvre et exposé depuis 1949 au Musée d'Art Hispanique de Castres. La position du chapelet dans les mains de l'Enfant est différente.