31 oct. 2017

Reliques de Napoléon

Napoléon I meurt le 5 mai 1821. Plusieurs personnes s'activent autour du défunt dont les médecins anglais Arnott et Burton, le médecin français Antommarchi et le valet Noverraz. Après deux jours pendant lesquels les anglais réussissent à trouver un gypse de qualité acceptable, des moulages du visage et du crâne sont effectués par les médecins. Il était grand temps : la chair commençait à s'affaisser.

Le nombre d'empreintes en plâtre réalisées sur le cadavre est controversé, d'autant plus qu'aucune n'a survécu. Antommarchi possédait un plâtre directement moulé à partir d'un original incontestable. En 1833 il édite le masque signé par lui.

Le 7 novembre à Paris (Hôtel Drouot), Coutau-Bégarie vend une version en cire unique en son genre du masque mortuaire de Napoléon, lot 294 estimé € 150K.

Cette pièce réalisée vers 1830 a été signée par Antommarchi. Selon une tradition familiale attestée par des documents qui ont disparu au début du XXème siècle elle aurait été fournie directement par Antommarchi à Noverraz.

Le visage a été incrusté d'un système pileux assez complet de 3 à 8 mm de long. L'analyse ADN de ces poils les attribue formellement à la famille Bonaparte. Noverraz avait coupé les cheveux et la barbe de Napoléon pendant la toilette mortuaire et affirmait en avoir conservé. Il ne fait ainsi aucun doute que ces reliques pileuses sont des morceaux de cheveux de Napoléon confiés par Noverraz à Antommarchi pour cette opération. Une pièce d'étoffe qui subsiste sur le cou pourrait provenir d'une redingote de l'Empereur.

Je vous invite à regarder la vidéo partagée par Hôtel Drouot.