8 mars 2015

Eveil avec le Sage

Les bronzes Bouddhistes d'Asie montrent des figures de divinités qui expriment toute la gamme des attitudes utiles à la communication avec les fidèles : sérénité, méditation, intimidation. Les portraits de personnages réels sont beaucoup plus rares.

Le collectionneur Robert Hatfield Ellsworth aimait s'entourer de ses pièces préférées dispersées dans son immense appartement à Manhattan. Sur la tête de lit de sa chambre à coucher, son bronze préféré accueillait son éveil chaque matin. Il l'appelait son Yogi.

Cette statuette de 32 cm de haut est le portrait d'un sage assis dans la position du lotus. Les yeux grands ouverts marquent la volonté de communiquer avec son visiteur et le classe dans la catégorie des enseignants. Le front lisse, sans le troisième oeil, confirme que le modèle était humain.

Plusieurs éléments dont le corps grassouillet et les cheveux denses et crépus font penser à Padampa Sangye. Cet important mahasiddha (grand adepte Bouddhiste) originaire de l'Inde du Sud, mort il y a 900 ans, avait longtemps enseigné la perfection au Tibet.

Ce bronze est estimé $ 1M, à vendre sans prix de réserve par Christie's à New York le 17 mars, lot 8. Le sous-titre de ce lot dans le catalogue place son origine au Tibet entre le 11ème et le 12ème siècle de notre calendrier, considérant ainsi que cette figure est contemporaine ou très peu ultérieure à la vie du sage.