8 mars 2015

Monir au Centre du Diamant

Monir Shahroudy Farmanfarmaian, née à Qazvin dans le nord-ouest de l'Iran, s'intéresse très tôt à l'art moderne occidental dont elle rencontre les avant-gardes lors d'un très long séjour à New York. Revenue en Iran en 1957 avec son mari le Dr Farmanfarmaian, elle étudie et collectionne les arts traditionnels.

En 1966, Monir est éblouie par le dôme du sanctuaire Shah Cheragh à Shiraz. Ce monument vieux de six siècles lui donne l'impression d'être placée au centre d'un diamant à multiples facettes pour regarder le soleil, selon ses propres termes.

Dès lors, elle s'approprie une technique ancienne de décoration en mosaïque de miroirs et peinture sous verre. L'exceptionnelle brillance exploite à la fois la réflection et la réfraction de la lumière. Elle assemble les éléments dans des structures tridimensionnelles dont la géométrie s'inspire des architectures aristocratiques traditionnelles de la Perse.

L'effet obtenu est un enveloppement du spectateur qui rejoint les objectifs de l'expressionnisme abstrait avec une influence plus spécifique des jeunes minimalistes comme Frank Stella et Robert Morris et une conception proche de l'Op art.

Le 18 mars à Dubai, Christie's vend Zarah's Image, lot 140 estimé US$ 350K. Cette oeuvre 185 x 135 x 19 cm est une étude réalisée en 2009 pour une oeuvre plus monumentale en hommage à un héros contemporain Iranien. L'artiste était alors âgée de 85 ans.