22 avr. 2015

Les Graffitis Dorés de Rudolf Stingel

Rudolf Stingel ne s'est pas satisfait de ses oeuvres monochromatiques. Ses expositions réservent des espaces où les visiteurs cisèlent leurs émotions sur des murs mous en aluminium. L'artiste choisit ensuite des surfaces écrites qu'il moule pour exécuter son oeuvre finale, bousculant les frontières conventionnelles entre l'art et le spectateur.

Stingel est aussi un théoricien qui prend soin de dévoiler ses intentions pour mieux désacraliser le rôle de l'artiste dans la création de l'art. En récupérant le message sans cohérence de la foule, il va plus loin que la proto-écriture de Twombly.

En 2012, ses oeuvres sont terminées à l'or posé au travers d'une couche de nickel sur un substrat de cuivre électrolytique. L'or exacerbe le message trivial de la foule anonyme dans cette création collective où l'artiste n'est plus qu'un contremaître chargé d'effectuer le choix de l'assemblage final. La surface légèrement ondulante apporte des contrastes lumineux.

Un exemple 118 x 120 cm a été vendu pour £ 840K incluant premium par Phillips le 2 juillet 2014.

L'oeuvre à vendre par la même maison de ventes le 14 mai à New York est plus ambitieuse. Elle est composée d'un carré de quatre panneaux 120 x 120 x 3,8 cm chacun entièrement couvert de graffitis variés. Elle est estimée $ 4M, lot 10.