20 févr. 2018

Vitesse et Luxe en Amérique

Les voitures de sports créées par Ferrari sont d'abord des conceptions recyclées des modèles de compétition. Les riches Américains sont friands de voitures luxueuses et puissantes et Ferrari crée à leur usage de 1951 à 1953 les petites séries 340 America, 342 America et 375 America.

Pour la compétition la 375 Plus avec son moteur V12 de 4,9 litres aurait dû être une 410 selon la nomenclature usuelle de la marque identifiant le volume métrique par cylindre. En 1955 la gamme 410 démarre formellement avec la 410 S pour la compétition et le prototype de châssis d'une 410 routière pour laquelle le moteur Lampredi de la 375 Plus a été adouci.

Pour cette voiture surpuissante le qualificatif America ne suffit plus pour attirer l'attention des clients. La 410 routière est ainsi la première Superamerica, la voiture commerciale la plus rapide de son temps. La production de ce modèle de haut de gamme est limitée à environ un châssis par mois. Pinin Farina est le carrossier préférentiel sans toutefois avoir l'exclusivité.

La sortie dans la même année 1956 du coupé 410 Superamerica et de la berlinette 250 GT crédibilise considérablement le haut de gamme de l'offre commerciale de Ferrari.

Le 9 mars à Amelia Island, Gooding vend la dernière des douze 410 Superamerica Série I, carrossée par Pinin Farina. Très parcimonieusement utilisée, elle n'a que 12 000 Km au compteur et a conservé sa carrosserie, son moteur, sa boîte de vitesses et son différentiel d'origine. Elle est estimée $ 5M, lot 36. Voici le lien vers le communiqué de presse.

La troisième et dernière petite série de 410 Superamerica en 1958 et 1959 est l'apogée du luxe des Ferrari à carrosserie fermée des années 1950. Sa concurrente en carrosserie ouverte est le cabriolet 250 GT Série I suivi de l'industrialisation en Série II.