23 mars 2018

Le Fusil à Seize Coups

Les fusils à répétition n'étaient pas assez fiables pour intéresser l'armée Américaine. Les développements décisifs sont effectués indépendamment en 1860 par Spencer et Henry. Ancien collaborateur de Smith et Wesson, B.T. Henry est directeur d'usine de la New Haven Arms Company dont l'actionnaire principal est Oliver Winchester.

Dans les deux cas l'amélioration décisive est un chargement par la culasse et la répétition du feu par un levier d'armement. Le magasin du Henry contient seize cartouches en calibre .44 à comparer aux sept cartouches de son concurrent. Un soldat bien entraîné tire toutes les deux secondes, soixante fois mieux que les fusils à un coup de l'armée.

La Guerre Civile éclate l'année suivante. L'armée fédérale est d'abord réticente envers le Henry parce qu'il est trop cher et aussi parce que l'arme est dangereuse quand le tir ne suit pas immédiatement l'armement. Les premiers fusils Henry sont vendus à des privés. En cas de capture l'ennemi ne peut pas les utiliser en raison d'une pénurie de cuivre qui empêche de fabriquer les cartouches.

En novembre 1863 l'Ordnance Department achète 800 fusils à la New Haven Arms Company pour équiper un régiment de cavalerie. Ils sont livrés en mars 1864. D'autres commandes suivront pour l'infanterie. Ils ont été requis pour être utilisés au combat et les fusils survivants sont souvent endommagés.

Un des fusils prévus pour la cavalerie porte bien la marque de l'inspection militaire mais aucune évidence d'utilisation par la cavalerie n'a été retrouvée. Il a été transféré à l'infanterie peu avant la fin de la guerre et son état est resté exceptionnel. Il est estimé $ 180K à vendre le 13 avril par RIAC à Rock Island IL, lot 7.

En 1866 Oliver Winchester améliore le fusil Henry et acquiert la totalité de la New Haven Arms Company qui devient la Winchester Repeating Arms Company. Mécontent de son salaire, Henry n'a pas suivi.