30 juil. 2019

Aston Martin contre Jaguar

David Brown achète Aston Martin en 1946 et Lagonda en 1947. Lancé en 1950, le modèle de sport Aston Martin DB2 est un succès commercial, mais peu efficace en compétition. En 1951 la Jaguar Type-C est la merveille des circuits en termes de performance et d'esthétique, avec sa carrosserie aérodynamique. L'une d'elles gagne au Mans, avec 10 tours d'avance sur une DB2 classée troisième.

Brown décide d'engager Aston Martin plus sérieusement dans la compétition, avec la DB3 lancée en 1951. Les résultats sont décevants : la voiture est lourde et poussive, malgré une augmentation du déplacement moteur de 2,6 à 2,9 litres en 1952.

Les enjeux augmentent. En 1953 Aston Martin sort la DB3S, une version allégée de la DB3 avec le moteur de 2,9 litres. Ce n'est pas suffisant. Jaguar a produit spécialement pour Le Mans trois Type-C lightweight qui sont classées 1ère, 2ème et 4ème et assurent la transition avec la Type-D de 1954. Les trois DB3S ont abandonné.

La DB3S est cependant une bonne voiture, avec une carrosserie aux lignes gracieuses qui concurrence la beauté des Jaguar. 31 exemplaires sont fabriquées dont 11 pour l'équipe d'usine. Les conditions des compétitions sont très dures et une forte proportion des voitures d'usine devra subir d'importantes réparations incluant le changement du chassis ou de la carrosserie.

DB3S/2, fabriquée en 1953, est une des voitures qui ont échoué lors de la première sortie au Mans. Reconstruite en 1954, elle a conservé le châssis, le moteur et la boîte de vitesses assemblés par Aston Martin pour cette opération. Elle a appartenu à Peter Collins. Restant une des meilleures DB3S dans la configuration d'usine, elle est estimée $ 8,75M à vendre par RM Sotheby's à Monterey le 15 août, lot 129.