20 juil. 2019

Niki Lauda dans la Scuderia

Malgré ses sensationnels succès dans la production des voitures de sport, la piste reste l'objectif principal d'Enzo Ferrari. Pourtant, après la victoire de John Surtees en 1964, le championnat du monde des pilotes et des constructeurs de Formule 1 échappe de façon durable à la Scuderia.

Les raisons de ces échecs sont multiples : difficultés de financement, mauvais choix de pilotes, difficulté de mettre au point un moteur pour concurrencer le Ford Cosworth. En 1969 40 % de Ferrari est cédé au groupe FIAT.

Agnelli s'impatiente. En 1973 il force Enzo Ferrari à partager ses décisions avec un jeune manager, Luca di Montezemolo, qui répare quelques bévues. Mauro Forghieri retrouve sa position de directeur technique. Revenu dans la Scuderia, Clay Regazzoni y fait embaucher Niki Lauda en 1974.

Forghieri avait conçu en 1971 la Ferrari 312B. En 1975 son évolution 312T rend enfin la suprématie à la Scuderia, grâce à une boîte de vitesses transversale qui améliore la répartition des masses. Les deux 312T pilotées cette année-là par Lauda et Regazzoni dans les Grands Prix accumulent les poles positions et les victoires. Ferrari et Lauda sont champions du monde. Trois autres voitures sont construites.

Comme beaucoup de modèles de cette période, la 312T est éphémère. Obsolète en 1976 après un changement du règlement interdisant la spectaculaire boîte à air derrière le cockpit, elle est remplacée par la 312T2.

Le 16 août à Pebble Beach, Gooding vend une 312T utilisée par Lauda en 1975. Elle a commencé sa carrière en gagnant le Trophée de Silverstone, qui n'est pas compté dans le championnat du monde. Qualifiée cinq fois en pole position dans les Grands Prix du championnat, elle a gagné le Grand Prix de France.

Cette voiture est estimée $ 6M, lot 031. Voici le lien vers le communiqué de presse. Je vous invite à regarder la video partagée par la maison de ventes.