27 juil. 2020

Etude pour le Drapeau Olympique

VENTE PASSEE

Avec les Jeux Olympiques, Pierre de Coubertin a brillamment atteint son objectif d'unir les peuples dans un rassemblement pacifique. Les Jeux de Stockholm en 1912 sont un motif de grande satisfaction. Contrairement à Paris, St Louis et Londres, ils ne sont pas une simple annexe dans une gigantesque exposition. Coubertin a lui-même insisté pour une participation Japonaise, afin que les cinq continents soient représentés.

Coubertin connaît la force des symboles. La devise Citius-Altius-Fortius, dans laquelle le latin est choisi comme langue neutre, avait été créée dès les premiers développements du projet.

En 1913 la toute récente démonstration d'universalité acquise à Stockholm incite à la création d'un drapeau. Coubertin observe que les drapeaux nationaux sur les cinq continents n'utilisent que six couleurs : bleu, noir, rouge, jaune, vert et blanc. Il conçoit une figure de cinq cercles entremêlés en deux rangs sur un fond blanc. La similitude avec la chaîne des Etats fondateurs des Etats-Unis d'Amérique est une coïncidence due à la force de ce symbole d'union.

Coubertin réalise le premier dessin, qui est fourni au Bon Marché pour la production de plus de 300 exemplaires du drapeau. L'original est perdu. Le nouveau drapeau est dressé aussitôt dans des évènements promotionnels mais la guerre survient et sa première utilisation Olympique attendra les jeux d'Anvers en 1920.

Une copie autographe vient de faire surface. Ce dessin 21 x 27 cm à la mine de plomb et à la gouache est signé par Coubertin avec une formule de politesse qui n'indique pas le dédicataire. Ce dessin a été offert par Coubertin en 1913 à un de ses sponsors à Lausanne, où il transférera en 1915 le siège du CIO. Ce document unique en son genre a été vendu pour € 235K incluant premium par Cannes Enchères le 26 juillet 2020.